Envie d'en savoir plus sur le sujet ?

Trésorerie en freelance : 6 erreurs de débutant !

Entre les clients qui prennent leur temps pour payer et les périodes creuses, gérer sa trésorerie en freelance n’est pas chose aisée. C’est d’autant plus vrai quand on se lance ! Dans cet article, on vous propose de découvrir comment anticiper et éviter les 6 principales erreurs des freelances débutants.

Ne pas anticiper les débuts difficiles

Vous souhaitez devenir freelance ? Préparez-vous à vivre un régime sec pendant les premiers mois de votre activité ! Trouver des clients prend du temps, surtout au début. La prospection est un long marathon semé d’embûches et de déceptions. Les prospects peuvent parfois laisser passer plusieurs mois avant de signer un devis, le bouche-à-oreille met bien longtemps à payer, et la réputation se crée dans le temps. Avant de vous lancer, assurez-vous d’avoir de quoi vivre pour les six prochains mois au minimum. La gestion de la trésorerie en freelance commence avant même le début de votre activité (et ce n’est pas la seule étape à anticiper) ! 

Ne pas demander les aides

Les aides dédiées aux travailleurs indépendants peuvent être une vraie bouffée d’air le temps que vous soyez installé. Elles peuvent prendre la forme d’un prêt à taux zéro, d’un coup de pouce financier ou d’une exonération de certaines charges. Si vous êtes chômeur par exemple, vous pouvez bénéficier de l’Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise (ACCRE) ainsi que de l’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE). Les salariés quant à eux peuvent bénéficier d’un congé pour création d’entreprise qui leur permet d’être exonéré de certaines cotisations et de retrouver leur poste initial en cas d’échec.

Ne pas prendre en compte l’irrégularité des revenus

Un des grands conforts du salariat est la régularité des revenus : chaque mois, vous savez exactement combien vous allez toucher. En freelance, c’est tout le contraire, les revenus sont irréguliers. Même les freelances les plus expérimentés ne peuvent savoir avec certitude combien ils vont toucher le mois suivant. Cela dépend du nombre de missions que vous allez réaliser et du tarif de chacune de ces missions.

Si vous trouvez une mission bien rémunérée, évitez de tout flamber dans les jours qui suivent ! Pourquoi ? Parce qu’une période plus difficile pourrait suivre, surtout si vous n’avez pas pris le temps de prospecter pendant la mission (grave erreur). Je vous conseille donc de faire régulièrement un point sur vos revenus nets et d’adapter votre mode de vie sur la moyenne mensuelle. 

La fluctuation des revenus n’est pas forcément une mauvaise chose, c’est simplement une réalité qu’il faut prendre en compte et apprendre à gérer !

Ne pas anticiper les délais de paiement

Lorsque vous travaillez sur un projet, si vous ne demandez pas d’acompte, vous ne percevrez de rémunération qu’à la fin de la mission. Et c’est sans compter sur les conditions de paiement pratiquées par votre client. Ces conditions ne sont pas toujours à votre avantage. Par exemple, un délai de paiement de 30 jours est tout à fait normal (et légal). Si vous ne l’anticipez pas, vous risquez de faire faillite alors qu’on vous doit de l’argent… un comble ! Certains clients vont chercher à profiter de vous en vous payant le plus tard possible, tout simplement parce que ça les arrange en terme de trésorerie. N’hésitez pas à relancer et à taper du poing sur la table.

Ne pas anticiper les charges

Impôts, cotisations sociales, divers frais de société. Pas facile de s’y retrouver dans toutes ces charges lorsque l’on se lance. Une mauvaise gestion peut avoir des conséquences lourdes et entraîner la fin de l’aventure freelance. Il convient donc d’être très vigilant. Heureusement, nous vous avons préparé un article qui détaille toutes ces charges et la manière dont vous devez les gérer.

N’oublions pas les impôts ou les Urssaf qui arrivent toujours au mauvais moment. Attention à ces organismes qui se trompent régulièrement et peuvent vous demander de payer en quelques semaines des sommes astronomiques que vous ne pourrez contesté qu’après avoir payé ! Préparez-vous un beau matelas avant de vous rémunérer.

Si vous venez de commencer, habituez-vous à l’idée que 50% de vos revenus serviront à couvrir vos frais professionnels, payer vos futurs impôts et créer une trésorerie. Vous pourrez estimer plus correctement vos frais après plusieurs mois à suivre et enfin comptabiliser vos dépenses.

Prendre des vacances sans congés payés

En freelance, ça n’existe pas ! Partir en vacances lorsqu’on est freelance ne relève pas de la même logique que lorsqu’on est salarié. Vous devrez mettre assez d’argent de côté pour payer votre voyage et compenser l’absence de revenus. Hors de question, donc, de flamber les revenus de votre mission du mois de juin pour partir deux mois en vacances l’été prochain ! Prenez le temps de calculer le temps que vous pouvez partir sans mettre en péril votre activité.

En freelance, créer des sources de revenus stables prend du temps, et même à ce moment là, vous n’êtes pas à l’abris d’un accident de trésorerie. Vous l’aurez compris, la clé pour gérer sa trésorerie en freelance comme un chef, c’est l’anticipation !

A découvrir ...
Lifestyle

Les solutins pour créer un emploi du temps qui correspond parfaitement à vos besoins !

13 06

Emploi du temps freelance : créez votre semaine sur mesure

Manager

Comment créé son devis ?

25 05

Le devis du freelance

Gestion

Un expert comptable est-il réellement utile ? La réponse dans cet article !

23 05

Faut-il gérer seul sa comptabilité freelance ?