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Comment choisir son statut en freelance ?

Pour ceux et celles qui n’ont jamais eu affaire  à la fiscalité et à  la comptabilité française, se lancer à son compte peut être très intimidant. Quel statut choisir pour son entreprise ? Comment faire pour créer concrètement son entreprise ? Entre jargon et complexité des textes, difficile de savoir ce qu’il faut faire.

Il existe de nombreux statuts adaptés aux activités d’indépendant·e·s, la question est de savoir lequel est le plus intéressant pour vous spécifiquement.

Quelles sont les possibilités ?

SASU, EURL, Micro-entrepreneur : pour un travailleur indépendant, le choix du statut juridique est souvent synonyme de prise de tête ! La décision n’est pas facile car tous les statuts ont leurs avantages et leurs inconvénients. Dans cette article, je vous propose de vous aider à choisir celui qui convient le mieux à votre projet et vos ambitions.

Il existe trois types de statuts adaptés à l’activité freelance : les entreprises individuelles dont font partie l’Entreprise Individuelle, l’entreprise individuelle à responsabilité limitée, et la micro-entreprise ; Les sociétés unipersonnelles dont font partie l’EURL et la SASU, et enfin le Portage Salarial. Ne vous inquiétez pas, nous allons voir tout ça en détail.

Les Entreprises individuelles

Pour l’entreprise individuelle, il n’y a pas d’apport de capital ni de frais de structure et les formalités liées à la création sont particulièrement réduites. Dans ce statut le patrimoine du freelance se confond avec celui de sa société. Il est donc à éviter si votre projet comporte des risques ou des investissements élevés. 

L’EIRL, pour Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée, ressemble beaucoup au statut d’entreprise individuelle. Toutefois l’EIRL permet d’affecter à son activité professionnelle un patrimoine spécifique. Seul ce dernier pourra servir de garantie en cas de faillite. 

Enfin, l’Entreprise Individuelle au régime Micro-Entrepreneur est un statut ultra simplifié et très faiblement chargé. Il a été créé par l’État en 2008 dans le but de faciliter l’accès à l’entrepreneuriat. La création d’une micro-entreprise est gratuite et rapide. Là aussi, le patrimoine de l’entreprise se confond avec celui de l’entrepreneur. Si le micro-entrepreneur souhaite se protéger, il peut effectuer une déclaration d’insaisissabilité ou créer une micro-entreprise à responsabilité limitée. Toutefois les démarches seront plus complexes.

Les sociétés unipersonnelles

Dans le cadre de l’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée votre responsabilité est engagée à hauteur du montant de votre apport, votre patrimoine personnel est donc protégé. En EURL, vous êtes gérant affilié au Régime Social des Indépendant, qui n’apporte pas la même protection que la sécurité sociale, vous ne cotisez pas au chômage et les dividendes sont fortement chargés. Si vous choisissez d’exercer en EURL, je vous conseille donc de privilégier le versement d’un salaire mensuel.

La Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle, SASU, est idéale si vous souhaitez bénéficier du statut salarié. Vous êtes alors Président assimilé salarié et cotisez à la sécurité sociale. Toutefois, comme pour l’EURL, vous ne cotisez pas au chômage. Les dividendes étant très faiblement chargés, il est plus avantageux de privilégier une rémunération annuelle plutôt qu’un salaire mensuel. Pour les statuts de l’EURL et de la SASU, n’oubliez pas de prendre en compte les frais de création et de gestion. Un avocat et un comptable ne seront pas du luxe !

Le portage salarial et le salarié coopérateur

Le Portage Salarial est une alternative à mi-chemin entre le travail indépendant et le salariat. Vous bénéficiez du statut de salarié avec tout ce qu’il comporte comme avantages : sécurité sociale, cotisations chômage, retraite, mutuelle, prévoyance et responsabilité civile professionnelle. La société de portage se charge pour vous de toutes les démarches administratives et de comptabilité mais vous restez  indépendant. C’est à vous de trouver vos clients et négocier le prix de vos missions. Ce statut est idéal pour les chiffres d’affaires élevés, car lourd en cotisations. La société déduit de votre chiffre d’affaires ses frais de gestion, vos frais de fonctionnement, paie pour vous les cotisations sociales et vous reverse un salaire. Ce salaire correspond environs à 50% votre Chiffre d’Affaires hors taxes.

Si vous évoluez dans l’économie sociale et solidaire, vous pouvez également devenir salarié coopérateur dans une coopérative d’activité et d’emploi. Ces communautés de travailleurs indépendants se fédèrent autour de valeurs communes comme la solidarité et la gouvernance partagée. Vous pouvez y rencontrer d’autres coopérateurs et monter des projets ensemble. Après 3 ans au sein de la CAE, vous pouvez devenir sociétaire et donc être co-propriétaire et co-décideur.

Ce qu’il faut retenir

Choisir votre statut juridique dépend de plusieurs facteurs : la nature de votre activité, votre situation fiscale, vos besoins en rémunération et du niveau de protection sociale souhaité. N’hésitez pas à comparer ces statuts avant de vous décider. Si vous avez un doute, il pourrait être judicieux de faire appel à des spécialistes et demander des simulations afin de ne pas commettre d’erreur. Les demandeurs d’emploi qui se lancent dans la création de leur entreprise ont d’ailleurs le droit à des consultations gratuites auprès d’experts.

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